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2008 Winners - Francais (2nd place)

L’époque de la mobilisation étudiante est-elle révolue?

Par Lyne Robichaud
Front (Universite de Moncton)

Les frais de scolarité augmentent de faon inquiétante depuis plusieurs années dans la province du Nouveau-Brunswick. Pourtant, les étudiants semblent payer la facture sans trop se plaindre. La FééCUM, pour sa part, continue faire des revendications et du lobbying auprès des deux paliers gouvernementaux. Trouvez l’erreur!

Depuis 2003, aucune manifestations ou actions directes n’ont eu lieu sur le campus. Les étudiants, lors de la dernière manifestation, ne se sont tout simplement pas mobilisés en nombre suffisant pour donner un sens au geste. Lorsque tu organises une manifestation et qu’il y a 100 personnes qui viennent, tu lances un mauvais message. a démontre que les étudiants ne care pas, qu’ils sont occupés autre chose. C’est un couteau double tranchant. Si tu veux faire une manifestation, il faut que ta base te suives , indique le directeur général de la FééCUM, Eric Laroque.

Selon plusieurs sources qui préfèrent garder l’anonymat, il est devenu facile pour le gouvernement d’ignorer les pressions des étudiants puisque celles-ci durent en moyenne une semaine et s’éteignent d’elles-mmes. Selon plusieurs, les étudiants acceptent leurs sorts sans vraiment en comprendre les conséquences.

Les critiques sont nombreuses l’endroit de la Fédération en ce qui a trait l’éducation de la masse étudiante sur les réalités liées aux droits de scolarité. Pourtant, la FééCUM continue de faire pression auprès du gouvernement par le biais d’association avec d’autres universités. Je crois que la FééCUM a tout fait, avec les ressources qu’elle a, pour informer les étudiants. On envoie des courriels chaque semaine, on a le journal étudiant, on a CKUM, on fait des sommets, on essaie de rassembler le monde , rétorque éric Laroque.

Le vice-président exécutif de la FééCUM, Justin Robichaud, défend également les efforts fournis par la Fédération en soulignant que des activités sont organisées périodiquement et que de communiqué de presses sont émis régulièrement. On a essayer de mobiliser les étudiants travers des activités plus symboliques. Il y a beaucoup d’étudiants qui ne sont pas au courant de ce qui se passe, qu’ils auront 14 000 $ en intérts payer une fois qu’ils auront rembourser leur prt , soutient ce dernier, visiblement conscient que le moment est venu de poser des gestes concrets.

Toutefois, ces efforts seront-ils suffisants? Les étudiants ont démontré qu’ils pouvaient se mobiliser en masse l’an dernier dans le dossier des évaluations des professeurs. La mme chose est ainsi possible dans le dossier sur le droit de scolarité. Est-ce vraiment le rle de la FééCUM de mobiliser la masse étudiante, bien qu’elle doive défendre ses intérts, ou est-ce la masse d’entamer ces démarches? Jusqu’ maintenant, aucune conférence n’a été annoncée, aucune marche ou grève n’ont été organisées afin de protester contre la hausse des frais de scolarité et la diminution des bourses. Pour Justin Robichaud, les grèves ne sont pas nécessairement la meilleure faon de faire entendre la voix universitaire. Le dialogue est encore le meilleur allié de la FééCUM.

Marco Morency, qui est agent de recherche et de projets la FééCUM, déplore pour sa part le fait que les cots reliés au droit l’instruction soit un boulet la liberté des étudiants. Les étudiants subissent un stress financier et cela tue beaucoup d’initiatives. On n’a pas le choix lorsqu’on sort de l’université de travailler pour payer nos dettes et après, on embarque dans l’engrenage. Et voil la fracheur de la jeunesse qui disparat , soutient-il.

Que faudra-t-il donc faire pour que la population étudiante se mobilise et exige un plafond aux droits de scolarité? Quand la FééCUM sortira-t-elle pour parler directement aux étudiants et leur expliquer clairement le dossier? quand le moment o les étudiants prendront les reines de leur propre sort? Peut-tre le moment est-il venu de se prendre en main.

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